Rencontre avec Thomas, arrivé à Vollore-Ville après sept jours de marche
Le 30 septembre à 14 h 30, Thomas est arrivé devant la mairie de Vollore-Ville.
Parti en milieu de matinée du Brugeron, il a parcouru ses derniers kilomètres en passant par le hameau de La Goute. Puis par le chemin communal qui descend vers la D313, avant de rejoindre le bourg par la rue de la Chapelle et la rue de la Grande Chaussade.
Après plusieurs jours de marche depuis Le Puy-en-Velay, il avait enfin atteint sa destination.
Nous l’avons accueilli avec plaisir et, avant de le laisser poursuivre sa journée, nous lui avons posé quelques questions sur cette aventure un peu particulière.
Pourquoi avoir choisi Vollore-Ville ?
Thomas : J’y connais quelqu’un et je suis aussi la commune sur les réseaux sociaux. Je vois qu’il s’y passe des choses, qu’il y a une vraie vie locale. C’était donc une destination qui avait du sens pour moi.
Est-ce que la dernière étape a été difficile ?
Thomas : Non, c’était peut-être même l’étape la plus cool ! J’avais déjà fait le plus dur. La dernière descente par un chemin a quand même été un peu compliquée, mais dans l’ensemble, cette étape s’est très bien passée.
Et finalement, quelle a été l’étape la plus difficile ?
Thomas : Sans hésiter, la deuxième, entre Vorey et Usson. C’était la plus longue : j’ai marché pendant environ huit heures, et il faisait chaud. C’est là que j’ai vraiment senti la difficulté.
Combien de temps as-tu marché au total ?
Thomas : Si je compte le premier jour, où je suis allé à pied de la gare du Puy-en-Velay jusqu’au camping, cela fait sept jours de marche. Sept jours pour rejoindre Vollore-Ville, avec chaque jour son itinéraire, ses kilomètres, ses paysages et ses petites contraintes.
Et pour dormir, comment as-tu fait ?
Thomas : J’ai fait un mélange de camping, de gîtes et d’hôtel. Mais si je devais refaire ce genre de randonnée, je choisirais uniquement les gîtes. Cela permet de porter beaucoup moins de choses et, en plus, on est vraiment très bien accueilli dans les gîtes.
Tu as eu de la chance avec la météo ?
Thomas : Oui, plutôt ! Il a fait chaud, mais je n’ai pas eu de pluie. Pour une semaine de marche, c’est quand même une bonne chose !
Comment as-tu préparé ton itinéraire ?
Thomas : J’ai utilisé l’application IGN et j’ai souvent suivi le GR3.
Par moment, je croisais les boucles cyclotourisme, mais je préférais rester sur les sentiers ou les chemins.
Mais je ne me suis pas contenté de suivre l’itinéraire le plus direct. J’ai parfois fait des détours pour des questions de ravitaillement, notamment pour pouvoir passer par des épiceries. C’était important pour moi de pouvoir gérer mes réserves au fur et à mesure. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai évité les Hautes-Chaumes et le col du Béal : je craignais de ne pas trouver suffisamment de possibilités de ravitaillement sur cette partie du parcours.
Ton objectif était de retrouver la forme après quatre années de travail intense, mais aussi de « renouer avec la France, ses chemins, ses odeurs, les gens ». Objectif rempli ?
Thomas : Totalement ! J’ai vraiment bien aimé. Cela m’a fait du bien. J’ai retrouvé le plaisir de marcher, de prendre mon temps, de découvrir les paysages et de rencontrer des gens. C’était exactement ce que je recherchais en partant.
Et maintenant, qu’est-ce que tu vas faire ?
Thomas : Je repars demain en bus vers Lyon. Ensuite, j’ai une randonnée prévue à Porquerolles. Et puis j’aimerais refaire une marche comme celle-ci, peut-être en Ariège ou dans le Jura. Une chose est donc certaine : cette première traversée à pied ne sera probablement pas la dernière.
Mais avant tout ça… que vas-tu faire dans les minutes qui viennent ?
Thomas : Ah…
Un petit sourire.
Thomas : Là, je vais aller boire un grand Diabolo Menthe au Bar de la Fontaine !
Fin de l’interview.
Après sept jours de marche, il l’avait bien mérité.
Bonne continuation Thomas, merci d’avoir choisi Vollore-Ville comme destination finale de cette marche et surtout bonne route pour la suite !
Lire les deux autres articles sur ce sujet :
De Lubumbashi à Vollore-Ville… à pied !
De Lubumbashi à Vollore-Ville à pied – partie 2
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